Vos produits sont bien référencés chez vos distributeurs. Les fiches existent. Les prix sont renseignés. Et pourtant, quelque chose coince : le trafic ne convertit pas, les ruptures surprennent, les remontées terrain ne collent pas avec ce que vous voyez dans vos outils. Souvent, le problème n’est pas la stratégie. C’est la donnée.
La donnée retailer, parent pauvre de la stratégie marketing
Pendant longtemps, la gestion des données produits chez les distributeurs a été traitée comme une tâche administrative. On envoie un fichier, on coche la case, on passe à autre chose. Le problème, c’est que ce fichier finit dans des systèmes hétérogènes, mal interprétés, rarement mis à jour. Et côté marque, on n’a aucune visibilité sur ce qui s’affiche réellement chez le retailer.
Résultat : des fiches produits incomplètes, des prix qui dérivent, des stocks affichés comme disponibles alors que le produit n’est plus en rayon depuis trois semaines. Le consommateur, lui, voit ça en temps réel. Et il part chez un concurrent dont la fiche est propre.
Ce n’est pas un problème marginal. C’est le quotidien de la plupart des marques en distribution indirecte.
Pourquoi la donnée se dégrade – et pourquoi c’est difficile à corriger
La chaîne est longue. Entre la marque, les équipes logistiques, les plateformes e-commerce et les retailers, chaque maillon peut introduire une erreur. Un EAN mal saisi. Une description tronquée parce que le champ est limité à 150 caractères. Une photo refusée parce qu’elle ne correspond pas aux specs techniques du distributeur. Un prix promo qui n’a pas été désactivé.
Ces erreurs s’accumulent. Et comme personne n’a de vue consolidée sur ce qui se passe en dehors de ses propres systèmes, elles durent. On observe que dans la plupart des cas, les équipes ne découvrent les incohérences qu’au moment d’une remontée client ou d’un audit commercial – trop tard pour limiter l’impact.
La gouvernance des données produits est souvent fragmentée : le marketing gère les contenus, la supply chain gère les stocks, le commercial gère les relations distributeurs. Personne n’a la main sur l’ensemble. Et c’est précisément là que les problèmes naissent.
Ce que ça coûte concrètement
Voici les impacts les plus fréquemment observés quand la qualité de la donnée n’est pas maîtrisée :
- Des produits déréférencés ou mis en retrait par le retailer faute de données conformes à ses exigences
- Des algorithmes de classement qui pénalisent les fiches incomplètes, réduisant la visibilité organique sur les plateformes e-commerce
- Des ruptures non détectées qui entraînent une perte sèche de ventes sans que la marque en soit informée
- Des retours produits évitables liés à des descriptions incorrectes ou des visuels trompeurs
- Des décisions de pricing prises sur des données obsolètes, conduisant à des écarts tarifaires non maîtrisés dans le réseau
- Un temps interne considérable passé à corriger manuellement des erreurs récurrentes plutôt qu’à piloter la performance
Chacun de ces points représente un coût réel – en chiffre d’affaires, en ressources humaines, en relation commerciale avec le distributeur.
Ce que les marques les plus avancées font différemment
Les marques qui ont pris ce sujet au sérieux ne se contentent pas de mieux remplir leurs fichiers produits. Elles ont mis en place une logique de monitoring continu de leur présence chez les retailers : quel produit est bien référencé, à quel prix, avec quelle disponibilité, sur quel canal. C’est ce qui leur permet d’agir vite quand quelque chose déraille.
Elles ont aussi arrêté de séparer la donnée produit de la performance marketing. Une solution Where to Buy bien configurée, par exemple, ne sert pas seulement à rediriger un consommateur vers un point de vente : elle remonte des signaux sur quels distributeurs convertissent, quels produits génèrent de l’intention d’achat, où se trouvent les ruptures invisibles. C’est de la donnée terrain, en temps réel, exploitable immédiatement.
C’est aussi ce qui change la nature des négociations commerciales avec les distributeurs. Quand vous arrivez avec des données fiables sur le trafic que vous leur apportez, la disponibilité produit et les écarts de prix dans leur réseau, la conversation n’est plus la même.
Donnée retailer : ce qu’il faut surveiller en priorité
| Indicateur | Risque si non maîtrisé | Fréquence de contrôle recommandée |
|---|---|---|
| Disponibilité produit en rayon / en ligne | Ventes manquées, expérience client dégradée | En continu |
| Cohérence des prix pratiqués | Décrochage concurrentiel, tensions avec les distributeurs | Hebdomadaire |
| Complétude des fiches produits | Pénalisation algorithmique, taux de conversion en baisse | À chaque mise à jour catalogue |
| Conformité des visuels | Retours produits, insatisfaction client | À chaque lancement ou refonte |
| Taux de référencement effectif | Présence produit inférieure à ce qu’indiquent les contrats | Mensuel minimum |
Passer d’une logique de fichier à une logique de pilotage
Le vrai changement, ce n’est pas de mieux remplir un tableau Excel avant de l’envoyer au retailer. C’est de construire une capacité à voir, en permanence, ce qui se passe réellement sur le terrain – et à corriger vite quand ça dérape.
Cela implique de connecter les outils : votre PIM, vos campagnes marketing, vos données de vente indirecte, la donnée remontée par vos distributeurs. Quand ces flux sont connectés, vous pouvez enfin transformer vos points de contact digitaux en véritables leviers de performance mesurable – et non plus en vitrines sans retour.
La qualité des données retailers n’est plus un sujet technique réservé aux équipes data. C’est un levier de croissance directement lié à la capacité d’une marque à vendre, à bien positionner ses produits et à piloter ses relations distributeurs avec des arguments solides. Les marques qui l’ont compris ont une longueur d’avance. Les autres rattrapent leur retard à coups de corrections manuelles et de chiffre d’affaires perdu en silence.
Pourquoi vos données produits chez les retailers peuvent-elles faire ou défaire vos ventes ?
Parce qu’une fiche produit mal renseignée, c’est un client perdu avant même d’avoir cliqué. Si vos données sont incomplètes, erronées ou obsolètes chez les retailers, votre produit devient invisible ou, pire, source de mauvaises expériences. Dans un marché où chaque détail compte, la qualité des données n’est plus une question technique : c’est un levier de performance directement lié à vos ventes.
Comment une mauvaise qualité de données chez les retailers impacte-t-elle la performance d’une marque ?
De plusieurs façons, et aucune n’est bonne pour le business. Des données incorrectes entraînent des ruptures de stock mal anticipées, des retours produits en hausse et une perte de confiance des distributeurs. Sans compter que les algorithmes des plateformes e-commerce pénalisent les fiches incomplètes, réduisant directement la visibilité de vos produits. Résultat : moins de clics, moins de ventes, et une image de marque qui en prend un coup.
Combien une marque peut-elle perdre à cause de données produits de mauvaise qualité chez ses retailers ?
Plus qu’on ne le pense. Les études sectorielles estiment que les erreurs de données coûtent aux entreprises en moyenne 15 à 25 % de leurs revenus. Concrètement, cela se traduit par des commandes refusées, des pénalités logistiques, des retours produits évitables et des opportunités de vente manquées. Sans oublier le temps passé par les équipes à corriger manuellement des erreurs qui auraient pu être évitées en amont. La mauvaise qualité des données, c’est un gouffre financier qui se cache souvent dans les angles morts.
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Maxence Antao, Chargé de communication chez Click2Buy
« Notre rôle chez Click2Buy : guider nos clients tout au long du parcours d’achat et optimiser leur ROI marketing grâce aux stocks retailers en temps réel. »